Contes la carte

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Quelle est votre notoriété en tant qu’actrice maintenant ?

Être actrice n’est pas facile. Nous sommes constamment sous les projecteurs, nous sommes toujours en discussion et nous devons regarder d’une certaine manière. Jusqu’à récemment, je devenais de plus en plus paranoïaque sur la façon d’être, sur la façon de répondre à une certaine norme.

En grandissant, en perdant un membre de la famille, en devenant mère et en faisant des choix importants, vous comprenez la véritable importance des choses. J’ai accepté un ensemble de choses sur moi-même et les perceptions que j’avais changées.

J’ai aussi appris à gérer mon travail et ma vie.

On ne se regarde plus dans le miroir mais on le fait de plus en plus à travers des photos postées sur nos profils et écrans où l’on vit en vidéochat : il en résulte des images déformées, qui poussent (et changent) les demandes de chirurgie esthétique. Un expert explique ce qu’est le nouveau “Zoom boom”.

Est-il possible de suspendre son jugement en matière de beauté ?

Aujourd’hui plus que jamais, la représentation de la beauté exige la liberté d’expression et la coexistence de multiples normes esthétiques. La recherche de la meilleure version de soi va de pair avec l’éthique de la positivité du corps et de la peau, qui valorise le naturel et l’imperfection comme éléments d’authenticité.

Lorsque nous nous regardons dans le miroir, nous ne voyons pas seulement une image à juger, mais à percevoir et à ressentir. Grâce aux réseaux sociaux, la manière dont nous percevons et représentons notre beauté individuelle a changé.

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Est-il possible de suspendre son jugement en matière de beauté“La perception de soi a changé”, explique le Dr Riccardo Forte, médecin et chirurgien esthétique à Côme et Lugano, professeur adjoint à l’université de Naples. “Si autrefois on se regardait surtout devant le miroir et parfois sur des photos, aujourd’hui la situation a basculé.

On voit constamment notre image à travers les photos, l’écran du PC ou du téléphone. C’est une image filtrée et souvent déformée : rappelons-nous que le nez d’un selfie peut être jusqu’à 30% plus grand que la normale”.

DYSMORPHIE SOCIALE ET “ZOOM BOOM”

L’incohérence entre son image et la projection d’un idéal esthétique inaccessible peut provoquer une détresse psychologique sévère, un trouble que l’on appelle dysmorphie, en l’occurrence dysmorphie des réseaux sociaux.

“Le regard différent sur soi que les réseaux sociaux redonnent peut mettre en lumière des caractéristiques que nous n’aurions jamais remarquées devant un miroir normal”, explique Forte. “Les jeunes, souvent déjà très beaux, se tournent vers le chirurgien esthétique car ils ne s’aiment pas dans les selfies ou les appels vidéo. sur la tridimensionnalité et non sur la bidimensionnalité”.