Qu’avec la lecture à l’ombre de l’épuisement

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Puis a suivi un moment où j’ai finalement réussi à lire une seule page par jour dans un livre sans m’endormir d’épuisement. Après trois mois (à partir du début de l’épuisement), c’était presque (avec une forte emphase sur presque) à nouveau normal. Mais je lis toujours lentement et je me lasse parfois de lire, je ne choisis pas de lire un livre si je sais que je dois faire quelque chose le lendemain par exemple.

Je ne peux pas donner beaucoup de réconfort pour le moment autre que l’assurance qu’il reviendra en temps voulu. Je sais à quel point c’est frustrant, je me suis essayé avec divers petits projets pour tromper le cerveau pour qu’il commence à pouvoir lire plus tôt (je sais, c’est aussi stupide que ça en a l’air, mais ensuite c’était vital et super intelligent), mais la seule chose est d’attendre là-bas.

J’ai donc écrit cette réponse en février et je dirais probablement que c’est toujours là où j’en suis dans le processus

Je lis, mais assez lentement. Certains jours, quand j’ai beaucoup d’impressions au travail, je ne peux pas supporter d’écouter un livre audio ou de prendre un nouveau livre, aussi attrayant soit-il (et si je le fais, c’est toujours une erreur fatigante qui mène à des nausées et des surdosage et que je n’arrive pas à assimiler dans ce que je lis). Des jours comme celui-ci, j’ai découvert que The Tale of the Ice People est mon très, très meilleur ami.

Tout comme un livre sur les gens de glace a été le tout premier livre que j’ai réussi à lire à l’automne, les gens de glace ont été le seul avec lequel j’ai réussi pendant, par exemple, la période où je suis monté à 50 % au travail (et c’est donc encore des jours vraiment fatigués). Des livres que j’ai lus tant de fois auparavant qu’ils n’offrent aucune surprise ni résistance, juste une sécurité, une reconnaissance et une promesse que la lecture me reviendra, presque telle qu’elle était.

Mais juste comme c’était, je ne sais pas si je le voulais, j’avais une capacité à me stresser et à lire trop trop trop vite. J’espère y trouver un équilibre aussi, j’espère retrouver la lente lecture volontaire. C’est peut-être pour ça que je joue un peu avec l’idée d’un été de relecture. Je pense au Doomsday Book, la série City, Tjärdalen, Wolf hall. Juste vieux et merveilleusement bon et familier. On verra…