Ecriv'EN lance un appel à contribution littéraire - Membres de l'éducation nationale

De :
Date : 25/06/2018

Écriv’E.N. est une aventure éditoriale imaginée en 2014 par l’académie de Montpellier sous l’impulsion de l’Inspection pédagogique régionale des lettres et de la Délégation académique à l’éducation artistique et culturelle (D.A.A. C).

Écriv’E.N. propose à tous les membres adultes de l’Éducation nationale de partager leurs créations littéraires avec des lecteurs, l’objectif étant de leur offrir un espace de création artistique en dépassant les frontières habituelles des fonctions, disciplines, générations et origines géographiques.

Appel Ecriv’EN : juin 2018

Proposition 1 : Et si ça déraillait ?
 
Oh, pas grand-chose, presque rien, juste un petit pas de côté, un pas de recul, un simple retrait, un décalage, une toute petite embardée, là, sur la page, un intervalle de silence et de solitude dans le frôlement des frontières et des marges, des normes et des sentiers battus. Il y a peut-être trop d’écarts entre nous, et trop d’écarts qui se creusent, mais qu’importe ? Conduite ? Langage ? Expérience ? Forte probabilité pour que ce soit un écart quadratique moyen à moins que, derrière nos mots et nos phrases, nos discours et nos actes, se cachent des écarts type, et des longues digressions qui en disent long.
On vous propose d’oser l’écriture écartelée et déracinée des « itinéraires bis », à rendre écarlate toutes les pages vierges immaculées, et, « si une forêt surgit pour vous empêcher d’avancer, écartez les arbres… les ronces vous suivront ». (Ionesco)
 
 
Proposition 2 : Peau
 
Il peut être question de la faire neuve, la peau, de la vendre, celle de l’ours, de s’en vêtir, celle de l’âne, de la sauver, la sienne, de la faire, de l’avoir, de  la crever, celle de l’autre, quand ça nous démange, nous grattouille, nous chatouille. Parce qu’on y tient qu’elle soit dure, ou vache, ou lisse ... même si des fois, on y est mal, à l’étroit. Alors on peut en changer, on peut rentrer dans celle d’un autre, voir comment ça fait quand on y est, la traîner, la crever, la percer. On y colle, elle nous a dedans, ajustée, impeccable.  La peau se décline, se détache, se desquame, s’épluche, se défait, se détend. De serpent, la peau aime les arabesques des lettres et des formes, elle se fait œuvre d’art, poésie, performance. A fleur ou  en couleur, elle est parchemin ou peau de veau, elle raconte. Se raconte. Nous raconte. Car elle se souvient.

Nombre de signes : 7000 signes maximum. 

Les textes seront envoyés avant le 25 septembre 2018
Ils seront lus par des comités de lecture et publiés après sélection sur le site.
Envoyez vos textes à ecriven.daac@ac-montpellier.fr et joignez-y l'autorisation complétée.
 

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