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WALLET ROGER
Les laurets - Chemin du moulin
30170 MONOBLET
Email : roger.wallet60@live.fr
Site internet : wallet.roger.free.fr
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Activité : Auteur
Genre(s) : Jeunesse, Poésie, Roman, nouvelle, Théatre
Animations : Atelier d'écriture, Lecture
Biographie :
Retraité depuis septembre 2007, je réside depuis l'été 2009 dans le Gard. Auparavant, et durant ces soixante ans, je n'avais guère quitté la Picardie. Ma carrière d'instituteur, commencée en 1964, s'est en fait partagée avec l'action culturelle.
Dans l'Education nationale :
. enseignement en milieu rural et dans tous types d'établissements scolaires relevant de l'AIS (adaptation et intégration scolaires, ex enfance inadaptée) ;
. enseignement deux ans en milieu carcéral ;
. un an détaché comme éducateur en milieu ouvert auprès de la DDASS de l'Oise ;
. directeur de cabinet de l'Inspecteur d'académie de l'Oise (1992-1999) ;
. directeur du Centre départemental de documentation pédagogique de l'Oise (1999-2007.
J'ai pris ma retraite le 01.09.2007, à 60 ans.
Dans l'action culturelle :
. animation (1973-1976) puis direction (1977-1981) du Théâtre des enfants du Beauvaisis, structure de diffusion théâtrale en direction des jeunes spectateurs ;
. En 1982-1983 j'ai dirigé la scène nationale de Compiègne (Oise).
. En 1988-1989 j'ai été directeur adjoint de l'Institut international de la marionnette, à Charleville-Mézières.
. De 1978 à 1988, j'ai dirigé le trimestriel Marionnettes, périodique de l'Union internationale de la marionnette-France.
. De 1975 à 1990 j'ai assuré l'administration de la Cie Jean-Pierre Lescot (marionnettiste), dans le Val-de-Marne.
En 2000, j'ai créé, avec trois amis, l'association Ecrivains en Picardie qui regroupe aujourd'hui une vingtaine d'écrivains et est l'un des partenaires du Conseil régional de Picardie et de l'agence régionale du livre Picasco.
Bibliographie non exhaustive :
Portraits d'automne, éd. Dilettante, 1999, rééd. A vue d'œil, 1999, rééd. Gallimard, 2001 (roman).
Ce silence entre nous, éd. Denoël, 2000 (roman).
33 tours, HD éd., 2001 (nouvelles).
Ça ressemble à une vie, éd. Des Vanneaux, 2005 (poésie).
Tout ce que j'ai perdu m'appartient, éd. du petit véhicule, 2007 (nouvelles).
Extrait inédit :
Sous le charme
Mamie peine un peu dans le dédale des venelles. Je sais où elle nous mène. La petite maison n'a pas changé. Pierre sombre, porte et volets bleus, d'un bleu profond. Accrochée à la fenêtre une jardinière, grappes de glycines. Elle reste un long moment sans rien dire. Nous contournons la mairie, je pousse le portillon. Le parc est encore presque désert. Mamie soupire Ces escapades ça n'est plus de mon âge !, s'affale sur le banc, Je vous attends ici. Louise m'a pris la main. Nous avançons lentement dans l'allée bordée de forsythias. Il fait doux. C'était au cœur de l'été cette année-là. Je me souviens d'une ville silencieuse. Ou c'est peut-être que je ne savais entendre ni un envol ni un crissement. Ou que seul m'importait le bruit ténu de ses pas, la corde des espadrilles à ses pieds. J'osais à peine la toucher, lui parler. Il y eut le froissement léger de ma main dans ses cheveux. Elle était appuyée contre le charme. Les branches à l'oblique, très bas sur le tronc, nous enveloppaient de pépiements de moineaux. De la pointe de l'Opinel j'avais entamé le bois. Elle s'arrête, fait trois pas sur la pelouse, caresse le tronc aux côtes saillantes. Elle tourne la tête vers moi, sourit, On le devine encore - silence - Ton cœur... Un gamin déboule sur son vélo, la bécane me frôle. Elle a frissonné, s'étonne comme je l'embrasse, Tu ne restes pas avec nous ? Je préfère m'en aller maintenant. Au portillon je me retourne. Elle n'a pas bougé. Le soleil traverse sa robe légère.
Crédits photographiques : Christian Siret.
Retraité depuis septembre 2007, je réside depuis l'été 2009 dans le Gard. Auparavant, et durant ces soixante ans, je n'avais guère quitté la Picardie. Ma carrière d'instituteur, commencée en 1964, s'est en fait partagée avec l'action culturelle.
Dans l'Education nationale :
. enseignement en milieu rural et dans tous types d'établissements scolaires relevant de l'AIS (adaptation et intégration scolaires, ex enfance inadaptée) ;
. enseignement deux ans en milieu carcéral ;
. un an détaché comme éducateur en milieu ouvert auprès de la DDASS de l'Oise ;
. directeur de cabinet de l'Inspecteur d'académie de l'Oise (1992-1999) ;
. directeur du Centre départemental de documentation pédagogique de l'Oise (1999-2007.
J'ai pris ma retraite le 01.09.2007, à 60 ans.
Dans l'action culturelle :
. animation (1973-1976) puis direction (1977-1981) du Théâtre des enfants du Beauvaisis, structure de diffusion théâtrale en direction des jeunes spectateurs ;
. En 1982-1983 j'ai dirigé la scène nationale de Compiègne (Oise).
. En 1988-1989 j'ai été directeur adjoint de l'Institut international de la marionnette, à Charleville-Mézières.
. De 1978 à 1988, j'ai dirigé le trimestriel Marionnettes, périodique de l'Union internationale de la marionnette-France.
. De 1975 à 1990 j'ai assuré l'administration de la Cie Jean-Pierre Lescot (marionnettiste), dans le Val-de-Marne.
En 2000, j'ai créé, avec trois amis, l'association Ecrivains en Picardie qui regroupe aujourd'hui une vingtaine d'écrivains et est l'un des partenaires du Conseil régional de Picardie et de l'agence régionale du livre Picasco.
Bibliographie non exhaustive :
Portraits d'automne, éd. Dilettante, 1999, rééd. A vue d'œil, 1999, rééd. Gallimard, 2001 (roman).
Ce silence entre nous, éd. Denoël, 2000 (roman).
33 tours, HD éd., 2001 (nouvelles).
Ça ressemble à une vie, éd. Des Vanneaux, 2005 (poésie).
Tout ce que j'ai perdu m'appartient, éd. du petit véhicule, 2007 (nouvelles).
Extrait inédit :
Sous le charme
Mamie peine un peu dans le dédale des venelles. Je sais où elle nous mène. La petite maison n'a pas changé. Pierre sombre, porte et volets bleus, d'un bleu profond. Accrochée à la fenêtre une jardinière, grappes de glycines. Elle reste un long moment sans rien dire. Nous contournons la mairie, je pousse le portillon. Le parc est encore presque désert. Mamie soupire Ces escapades ça n'est plus de mon âge !, s'affale sur le banc, Je vous attends ici. Louise m'a pris la main. Nous avançons lentement dans l'allée bordée de forsythias. Il fait doux. C'était au cœur de l'été cette année-là. Je me souviens d'une ville silencieuse. Ou c'est peut-être que je ne savais entendre ni un envol ni un crissement. Ou que seul m'importait le bruit ténu de ses pas, la corde des espadrilles à ses pieds. J'osais à peine la toucher, lui parler. Il y eut le froissement léger de ma main dans ses cheveux. Elle était appuyée contre le charme. Les branches à l'oblique, très bas sur le tronc, nous enveloppaient de pépiements de moineaux. De la pointe de l'Opinel j'avais entamé le bois. Elle s'arrête, fait trois pas sur la pelouse, caresse le tronc aux côtes saillantes. Elle tourne la tête vers moi, sourit, On le devine encore - silence - Ton cœur... Un gamin déboule sur son vélo, la bécane me frôle. Elle a frissonné, s'étonne comme je l'embrasse, Tu ne restes pas avec nous ? Je préfère m'en aller maintenant. Au portillon je me retourne. Elle n'a pas bougé. Le soleil traverse sa robe légère.
Crédits photographiques : Christian Siret.









