SEUZARET-BARRY FRANÇOISE


501 chemin des Cantarelles
30430 SAINT-JEAN-DE-MARUEJOLS-ET-AVEJAN
Email : francoise.barry0816@orange.fr
Activité : Auteur
Genre(s) : Roman, nouvelle
Biographie :
Je suis originaire de Jaujac dans l’Ardèche où j’ai vécu mes 10 premières années avant d’habiter Nîmes durant 10 ans. Institutrice dans l’Ardèche puis dans le Gard, je suis partie comme coopérante enseigner dans les hauts plateaux algériens pendant 7 ans, une révélation pour moi qui n’avait pas choisi d’être enseignante. En 73, j’ai été nommée dans l’Oise où je suis restée 10 ans avant de terminer ma carrière de professeur des Ecoles dans l’enseignement spécialisé en Lozère, à Chambon le Château jusqu’en 2003. J’enseignais à des cas sociaux puis progressivement à des délinquants de la couronne parisienne et lyonnaise, enfin à des adolescents qui avaient déjà fait des séjours en milieu carcéral. Installée dans le Gard depuis 2003, je m’adonne à l’écriture, n’ayant pas eu le temps nécessaire pour m’y pencher sérieusement. J’adore la lecture, l’écriture, la peinture, la musique et le cinéma.

Crédits photographiques : DR

Bibliographie non exhaustive :
Les tournées de Clémence, l'épicière, éd. du Mot Passant, 2016 (roman).
L’Institutrice de Grandval, éd. du Mot Passant, 2014 (roman).
Le Songe de Maria, éd. Presses du Midi, 2012 (roman).
Le Saute-rigoles, éd. Presses du Midi, 2011 (roman du terroir).
Souffles de vie, éd. l'Harmattan, 2010 (autobiographie).
Le Jour de Varvatar, éd. Presse du Midi, 2010 (roman).
Justine, une oubliée de Rieucros, éd. La Mirandole, 2007 (roman).
L'Etrangère des Hautes-Terres, éd. Gabriandre, 2006 (roman).
Les hommes du Viaduc, éd. Gabriandre, 2004 (roman).

Extrait :
L’Institutrice de Grandval

L’institutrice attendait, attendait, anxieuse, l’arrivée de son pensionnaire. Les jours et les nuits lui paraissaient sans fin, ce qui donnait à chaque heure une valeur accrue. Elle se réveillait sans cesse, croyant entendre un appel ou quelques coups discrets frappant la porte d’entrée.
Déjà, la petite Marja et sa grand-mère étaient hébergées chez les demoiselles Naud. L’entente était parfaite entre les deux familles. Marja, très vive et agitée à son arrivée, était devenue Maria Naud, une fillette de neuf ans qui, en quelques semaines, s’exprimait sans trop de difficultés. D’ici un ou deux mois, à part ses beaux cheveux blonds, personne ne pourrait soupçonner sa nationalité hollandaise. Sa grand-mère, à peine 55 ans, avait une voix fêlée par les écueils de la vie. Depuis son arrivée, elle se contentait d’observer. Assise très droite, ses mains rougies et gonflées à plat sur ses cuisses, le visage déjà creusé de rides, la vie semblait l’avoir quittée.
Craintives, elles évitaient de sortir dans le village. Le jeudi, avant d’aller à la mairie, Charlotte conduisait Mélanie, sa petite protégée, chez les demoiselles Naud. Ainsi, durant deux heures, Maria se sentait moins isolée. Lorsque le temps le permettait, les fillettes jouaient dans le jardin, à l’abri des regards, mais il arrivait assez souvent, en ce mois d’avril, que des averses les obligent à rester dedans. Au bout d’un moment, les deux enfants bourdonnaient aux vitres comme des frelons captifs qui demandent leur liberté. Difficile pour Léone et Odile Naud de calmer les petites qui trépignaient sur le vieux parquet de la salle à manger, prêtes à s’envoler dès que la porte s’ouvrait.
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