ROQUEBERT MICHEL


Les Hespérides
51 allée Jean de Beins
34000 MONTPELLIER
Email : roquebert1928@gmail.com
Activité : Auteur
Genre(s) : Biographie, Région Languedoc-Roussillon
Biographie :
Né en 1928 à Bordeaux
Après des études classiques il obtient sa licence de philosophie, puis, en 1955, il choisit le journalisme et entre à La Dépêche du Midi à Toulouse. Il y est chargé des chroniques artistiques, puis de la création et de la direction d’un supplément hebdomadaire consacré aux arts et aux spectacles.
Particulièrement sensibilisé à la civilisation des troubadours et au grand drame occitan du XIIIe siècle (hérésie cathare, croisade albigeoise, Inquisition) il entreprend des études d’Histoire médiévale et publie en 1966, avec le photographe Christian Soula, son premier ouvrage, Citadelles du Vertige, sur les vestiges des châteaux forts du pays cathare.
C’est ensuite, en 1970, le premier tome de L’Epopée cathare, qui obtient le Grand prix d’Histoire de l’Académie française (Grand Prix Gobert). Le second tome paraît en 1977. En 1983, Michel Roquebert quitte le journalisme pour se consacrer à ses travaux historiques, et se retire dix années durant à Montségur, où il écrit les tomes 3 et 4, tout en présidant le Groupe de Recherches Archéologiques de Montségur et ses Environs (G.R.A.M.E.).
Le cinquième et dernier volume de L’Epopée cathare paraît en 1998, ce qui met un point final à un monumental corpus de plus de 3 000 pages consacré à l’histoire du XIIIe siècle occitan.
Membre titulaire de la Société Archéologique du Midi de la France, Michel Roquebert est correspondant de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse. Il a été reçu à l'Académie des Jeux floraux de Toulouse le 16 janvier 2011.
Il est Chevalier dans l’Ordre national du Mérite et dans celui des Arts et Lettres.

Crédits photographiques : DR.

Bibliographie Non Exhaustive:
L’Epopée cathare en 5 volumes, éd. Perrin, 2007-2008 (document).
Simon de Montfort, bourreau et martyr, éd. Perrin, 2005 (document).
Saint Dominique, la légende noire, éd. Perrin, 2003.
Réédition intégrale de L’Epopée cathare en 2 vol. sous coffret : I. La Croisade albigeoise - II. L'Inquisition, éd. Privat, 2001 (document).
Cathares : la Terre et les Hommes, éd. Mengès, 2001 (document).
La Religion cathare : Le Bien, le Mal et le Salut dans l’hérésie médiévale, éd. Perrin, 2001 (document).
Histoire des Cathares, éd. Perrin, 1999 (document).
Erpeldinger : l'Oeuvre sur papier, 1987-1998, éd. Ambit, 1998 (document).
Les Cathares, de la chute de Montségur aux derniers bûchers (L’Epopée cathare, Tome 5, 1245-1321), éd. Perrin, 1998 (document).
Les cathares et le Graal, éd. Privat, 1994 (document).
Ombre et lumière en pays cathare, éd. Privat, 1992 (document).
Mourir à Montségur (L’Epopée cathare, Tome 4), éd. Privat, 1989 (document).
Rues tolosanes, éd. Privat, 1988 (document).
Récits et légendes de l’Antiquité toulousaine, éd. Loubatières, 1986 (document).
Le Lys et la Croix (L’Epopée cathare, Tome 3), éd. Privat, 1986 (document).
Les Cathares en Occitanie, coauteurs Robert Lafont, Jean Duvernoy, Paul Labal, Philippe Martel et Rémy Pech, éd. Fayard, 1982 (document).
Montségur, les cendres de la liberté, éd. Privat, 1981 (document).
Aymeric à Montségur, coauteur Gérald Forton, éd. Loubatières, 1981 (jeunesse).
Aymeric et les Cathares, coauteur Gérald Forton, éd. Loubatières, 1978 (jeunesse).
Muret ou la dépossession, éd. Privat, 1977 (document).
Albigeois et Cathares, avec Jacques Madaule et René Nelli, éd. Réalmont, 1976 (document).
L’Invasion (L’Epopée cathare, Tome 1), éd. Prival, 1970 (document).
Citadelles du Vertige, éd. Imprimerie Régionale, 1966 (document).
La Peinture à Toulouse en 1964, coauteur Robert Aribaud et Henry Lhong, éd. L’Atelier, 1964 (document).


Extrait inédit de Cathare. La Terre et les Hommes, éd. Place des Victoires, 2001 :
Est-il poésie plus hantée que celle des architectures en ruine ? Est-il art plus fantastique que celui qui naît des noces de la pierre et du temps ? La mort lente qui, de siècle en siècle, sur les tertres et les rochers de France, décompose le visage de nos vieux châteaux, plutôt que de les détruire les transfigure peut-être. Ces profils faméliques et déchiquetés, troués d’orbites creuses, qui se profilent sur le ciel de Bretagne ou du Languedoc, de la Provence ou du Limousin, ces squelettes de grès, de calcaire ou de schiste aux chairs en lambeaux, livrés à la morsure du gel, à la flagellation des vents, à l’étreinte étouffante des racines et des lianes, paraissent avoir d’autant plus d’âme aujourd’hui qu’ils sont plus misérables et plus abandonnés.
Rares sont ceux dont quelque tradition locale ne permet pas d’évoquer un épisode épique ou romanesque. Toujours le même : les amours malheureuses d’une châtelaine recluse en sa tour, ou l’agonie, dans une basse-fosse, d’un prisonnier illustre. Légendes stéréotypées, piètre rançon de l’indifférence qu’ont longtemps connue ces mal-aimés de l’archéologie que sont les châteaux forts de nos campagnes. Nombre d’entre eux sont pourtant les martyrs ignorés de la Grande Histoire. Ceux qui se dressent à l’extrême sud de notre pays, aux confins du Languedoc et de la Catalogne française comme le long des vallées de la haute Ariège, de l’Aveyron, voire de la Dordogne, ont été voici sept cents ans les témoins, souvent les acteurs, et parfois les victimes, d’un des plus grands drames de la chrétienté médiévale, doublé du plus tragique épisode de la formation de l’unité française : la répression de l’hérésie cathare…
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