MARPHIL MÉNÉAS




c/o Editions Au diable vauvert
La Laune BP72
30600 VAUVERT
Email : commercial@audiable.com
Site internet : www.abracadagascar.com
Activité : Auteur
Genre(s) : Jeunesse, Roman, nouvelle, Science-fiction
Biographie :
Ménéas Marphil est né en 1952 au Grau-du-Roi, dans le Gard.
Lycée Daudet à Nîmes, de la 6ème à la 1ère. Bac littéraire.
Débute des études en psychologie (Montpellier, Paul Valery) avant de devenir éducateur spécialisé (ENFPES, Toulouse, 1973).
Découvre les modes d'enseignement alternatifs en 1976. Co-développe à partir de 1989 un système éducatif basé sur le voyage et l'aventure.
Se consacre à l'action humanitaire à partir de 1995 et se fixe à Madagascar en 1997.
La fabuleuse histoire des lunes de Pandor (Au Diable vauvert) est son premier roman publié.

Crédits photographiques : Philippe Leroyer

Bibliographie non exhaustive :
Lémuria : l'étrange aventure des enfants lémurs, éd. Au diable Vauvert, 2017 (roman SF jeunesse).
Petit-Cuivre contre le grand VirTueur, éd. Au diable Vauvert, 2015 (roman SF jeunesse).
La Pierre de ténèbres, éd. Au diable vauvert, 2014 (roman SF jeunesse).
Petit-Cuivre et le secret de l'arche d'alliance, éd. Au diable Vauvert, 2013 (roman SF jeunesse).
La fabuleuse histoire des lunes de Pandor, volume 3, Les secrets de Gaïa, éd. Au diable Vauvert, 2009 (roman SF jeunesse).
La fabuleuse histoire des lunes de Pandor, volume 2, Le sceau de Cyané, éd. Au diable Vauvert, 2009 (roman SF jeunesse).
La fabuleuse histoire des lunes de Pandor, volume 1, Abracadagascar, éd. Au diable Vauvert, 2008 (roman SF jeunesse).

Extrait :
Extrait de Canesus Coppertino et le secret de l'Arche d'Alliance
Il (mon père) considérait l'invention de l'imprimerie comme une erreur monumentale, non tant pour condamner les livres que pour la mauvaise utilisation qui s'en faisait. L'homme s'était mis à imprimer tout et n'importe quoi, remplissant les têtes de réponses à des questions non posées. Savoir lire des mots écrits ne pouvait pas être plus important que savoir lire les étoiles, lire le vent et les nuages, le vol du condor, les empreintes laissées, les rires et les pleurs, lire les regards et les cœurs, les blessures secrètes… en bref cela seul qui pouvait être en prise directe avec le monde et avoir quelque utilité parmi les hommes présents. Car c'était toujours sur le présent que mon père insistait. Pour lui, tout changeait si vite dans un monde en perpétuel mouvement que, le temps de rédiger et d'imprimer un livre, son contenu était déjà faux. De plus, il rendait le livre responsable de la perte de la tradition orale, qui seule avait des chances de rassembler les gens. Par le récit et les veillées, au moins les hommes se parlaient et se voyaient en chair et en âme, là où le livre remplaçait tout par des images mentales et trop personnelles. Les mots perdaient beaucoup à être écrits et lus plutôt que dits et entendus ; ils étaient faits pour être lâchés dans l'air, s'envoler comme des oiseaux ou des papillons, pour vibrer et libérer leur essence avant de disparaître à l'horizon infini d'un verbe originel. Quant au summum de l'ineptie, ajoutait-il comme un point d'orgue, il avait été atteint le jour où un premier homme avait déclaré qu'un texte était sacré. Ce jour-là, notre monde déjà pas très brillant était manifestement parti en vrille. Il y avait désormais les religions du Livre, et même mon bibliophile d'oncle Arsenio ne pouvait contrer l'argument qu'on leur devait quasiment toutes les guerres ; celles passées, c'était sûr, et celles à venir… très probable. Mon père marquait là un implacable point.

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