MÉTAIL MICHÈLE


67 rue de la croix
30460 LASALLE
Tél : 04.66.85.38.07
Email : michele.metail@wanadoo.fr
Activité : Auteur, Traducteur
Genre(s) : Poésie
Animations : Lecture
Biographie :
Etudes d’allemand puis de chinois. Thèse de doctorat : "Poétique curieuse dans la Chine ancienne : analyse des poèmes de formes variées"(Inalco-1994)

Depuis 1973 diffuse ses textes au cours de Publications orales . La projection du mot dans l’espace représente pour l’auteur le “ stade ultime de l’écriture ”. Diapositives et bande - son accompagnent souvent ses lectures. Avec la série des « Gigantextes » qui regroupe des œuvres à exposer, elle explore la zone de l’écriture où visible et lisible interagissent, en transposant notamment divers codes de communication. De nombreux travaux photos (Du mont Ventoux au mont Fuji …) entrent aussi en résonance avec le texte. Plusieurs de ses œuvres se consacre à la question du paysage (Marseille – Le Berry - Berlin – Chine – Japon)

A fondé avec Louis Roquin (compositeur), l’association Les arts contigus, qui s’intéresse aux rapprochements / rencontres / confrontations entre divers modes d’expression : arts plastiques, poésie, musique, gestes, performances, installations…Organisation de plusieurs manifestations pluridisciplinaires :

Après avoir été cooptée membre de l'Oulipo en 1975, s'est définitivement séparée du groupe en 1998

Textes traduits en anglais, allemand, japonais, portugais, russe, catalan, roumain, néerlandais, slovaque, italien, espagnol et chinois.

Crédits photographiques : Louis Roquin.

Bibliographie :
Le vol des oies sauvages : poèmes chinois à lecture retournée (IIIe siècle-XIXe siècle), éd. Tarabuste, 2011 (poésie).
La route de Cinq pieds, éd. Tarabuste, 2009 (poésie).
Voyage au pays de Shu, éd. Tarabuste, 2004 (poésie).
Toponyme : Berlin, éd. Tarabuste, 2002 (essai).
64 poèmes du ciel et de la terre, éd. Tarabuste, 2000 (poésie).

Extrait :
Sortie 7 du métro deuxième section d’une artère qui en compte six en reliant le centre ville à la périphérie par voies multiples avec terre-pleins arrêts des bus doublée d’une contre-allée cyclable et d’ arcades piétonnières en façades commerciales jusqu’au carrefour d’où risquer une traversée diagonale pour rejoindre l’intersection avec une rue plus étroite qui débouche sur une maison à pan coupé où un marchand de jus de fruits frais tient boutique et qui dit en voyant l’adresse sur la carte de visite de suivre à gauche la ruelle qui enserre un îlot selon un rayon de courbure si accentué qu’il ramène très vite au point de départ devant la boutique où deux passants ont commandé une boisson et que le marchand dos tourné ne remarque pas qu’un second passage est nécessaire avant de suivre de nouveau la ruelle indiquée en s’enfonçant dans chaque venelle et arrière-cour qui communiquent par des traverses ou se terminent en cul-de-sac contraignant à rebrousser chemin quand aucun repère ne se dégage de l’architecture répétée en maisons basses avec grilles aux fenêtres et entassements d’objets qui n’ont pas trouvé place à l’intérieur ni le linge qui sèche au-dessus des plantes en pot et que fourvoyé il reste à pénétrer chaque alvéole de la ville repliée sur elle-même pour finir par trouver l’adresse puis repasser devant le marchand de jus de fruits pressés simulant un sourire de satisfaction car en réalité la librairie est fermée en cette veille de fête nationale.

TAIPEI - 2015