LAURANS JACQUES




8 rue de la Valfère
34000 MONTPELLIER
Email : jacques.laurans@sfr.fr
Activité : Auteur
Genre(s) : Arts, Roman, nouvelle
Biographie :
Jacques Laurans se définit comme critique et auteur de récits. L'ensemble de son travail d'écriture se départage entre de brefs récits autobiographiques (La Beauté du geste, éd. P.O.L., 1991 ; L'avant-dernier jour, éd. Farrago, 2003) et ce qu'on appelle communément l'essai personnel (L'Habitation d'un poète, éd. Terriers, 1985 ; Proses des sables, éd. Fourbis, 1995 ; L'Ombre pensive de Franz Kafka, éd. Théétète, 2001). Jacques Laurans anime régulièrement des ateliers d'écriture en milieu scolaire, universitaire et pénitentiaire.

Crédits photographiques : Lagarde Francois

Bibliographie non exhaustive :
L'image d'un autre monde, éd. Voix d'encre, 2016 (poésie).
Frère de ce monde, illustrations Martin Lafon, éd. Rivières, 2014 (livre d'artiste).
Père éternel, éd. Hermann, 2013 (essai).
La beauté du geste, éd. POL, 2010 (essai).
Ballades, éd. POL, 1989, rééd. POL 2010 (poésie).
Pierre Soulages, trois lumières, suivi de L'interprétation du noir, suivi de Le calme après la tempête, éd. Verdier, 2009 (beaux arts).
Sur la route d'un roman noir, éd. Envol, 2004 (roman).
L'avant-dernier jour, éd. Farrago, 2003 (roman).
L'ombre pensive de Franz Kafka, éd. Théétète, 2001 (essai).
Pierre Soulages, trois lumières, éd. Farrago, 1999 (beaux arts).
Dans la salle obscure, éd. du Seuil, 1997 (récit).
Prose des sables, éd. Fourbis, 1995, 2016 (essai).
L'habitation d'un poète : lectures de Joseph Delteil, illustrations Patrick Loste, éd. Atelier du gué, 1995 (essai).
La Beauté du geste, éd. Le temps qu'il fait, 1984, éd. POL, 1991 (roman).
La bibliothécaire blonde, éd. Le temps qu'il fait, 1987 (nouvelles).


Extrait :
Extrait de La Tapisserie de Reims
(…) "à une certaine période de sa vie, il était allé au cinéma lui-même tous les jours, restant parfois à deux ou trois séances consécutives ; c'était un peu comme une religion, car devant ces images changeantes, blanches et noires, il éprouvait le soulagement que doit éprouver l'homme qui confesse ses fautes à son père." (…)
Ces quelques lignes extraites de L'Epervier sans tête de Truman Capote possèdent une étrangeté, une profondeur cachée, qui nous interroge longuement. Est-ce le noir et le jeu des ombres, l'apaisement ressenti dans le calme de la salle obscure, qui autorisait un tel soulagement ? il est vrai que nous pouvons jouir d'une liberté paradoxale pendant le cours d'un film. Il suffit de se projeter dans la vie d'un personnage ; un personnage stimulant, exaltant, qui nous aiderait à vaincre toutes nos craintes et notre faiblesse. C'est une expérience commune, que nous avons partagée dès notre plus jeune âge.
Toutefois, il n'y aurait pas que cet abandon, ce facile abandon. Cette douce illusion s'accompagnera plus tard d'une première pensée. Il faut seulement savoir attendre. Cela n'est qu'un état provisoire, le palier nécessaire qui, bientôt, permettra peut-être de "confesser ses fautes à son père ?". alors, tout à l'épreuve de ce fragile équilibre, on parlerait au plus près de soi comme si l'on était un autre. Dans la légèreté d'un souffle, d'une voix à peine posée dans le sommeil. Comme dans un récit de rêve : le rêve que nous inspire parfois un exemple édifiant, la beauté d'une œuvre totalement accomplie.
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