LAND LUCIE


30000 NIMES
Email : lulululand@gmail.com
Activité : Auteur
Genre(s) : Jeunesse, Poésie, Roman, nouvelle
Animations : Lecture
Biographie :
Un jour un touareg lui a dit qu'elle ressemblait à la femme de Charlie Chaplin. Alors depuis quand on lui demande d'où elle vient, elle répond : « des années 30 ». Pour elle, tout est voyage, même l'immobilité, mais aussi traverser la rue, parler avec des inconnus, rendre visite à des amis peintres dans leurs ateliers. Elle aime écrire dans des endroits insolites, gare, couvent, manoir, cages d'escalier, et dans les petits troquets des mégapoles, en compagnie de princes et de clochards. Elle aime le jazz et les jazzmen, s'inspire de leur liberté pour son écriture.
« J'ai pris perpèt un soir de désir
je suis cernée l'amour m'enserre... »
Elle bourlingue, un saxophone alto dans le dos, un ordinateur au fond d'un sac, parfois mains dans les poches, d'un pays à l'autre, d'une langue à l'autre, ce qui compte c'est d'avancer. Elle a été serveuse, plongeuse, ouvrière, trapéziste, danseuse avec le feu, prof de français dans une réserve indienne, libraire, maquilleuse, traductrice, jongleuse, manager, etc.
Elle a réalisé quelques court-métrages :
Effet-mère, Fleur de bitume, Planète Mars, Rêves de môme, La coccinelle pleure.
Elle revient toujours à Uzès dans le Gard, où cette terre gorgée de soleil lui donne l'énergie de ciseler ses romans. Quand elle croise sur son chemin une guitare ou une contrebasse, elle l'invite à venir avec elle improviser des poèmes.
Gadji !, son premier roman sorti chez Sarbacane a été sélectionné en 2009 pour le prix des Incorruptibles et a gagné de nombreux prix.

Crédits photographiques : DR.

Bibliographie non exhaustive :
Good morning, Mister Paprika !, éd. Sarbacane, 2011 (roman jeunesse).
Gadji !, éd. Sarbacane, 2008 (roman jeunesse). Sélection prix des Incorruptibles, Sorcières, Lucioles, Marque-Page, Adorruptibles, Sésame, Paul Langevin. Sorti en poche en 2015 chez Hachette.

Extrait :
Deux hommes et un piano
- Tu as vu le soleil ? me demande Mia, les cheveux emmêlés.
Je souris et l'embrasse près de l’oreille. Aurai-je déteint sur elle ? "Ma fille, j'ai envie de lui dire, nous vivons dans un pays où tu as le droit d'être une enfant, il se peut que le prix à payer soit le manque de lumière. Qu'en penses-tu ?" Ca manque de conviction et mes théories approximatives sur le monde la font à peine sourire, elle tord sa bouche en une moue dubitative. Lee nous rejoint en balançant son cartable contre la grille de l'école pour refaire son lacet.
- Bonjour, qui êtes-vous, il dit en me serrant la main.
- Je suis la baby-sitter. Je m'appelle Soontiya.
- Soontiya ! Ok. Tu viens de quel pays ?
- Le Rapikutak. Je réponds en prenant l'accent russe. C'est une très jolie paysage abandonné. Moi t'emmener un jour là-bas.
- Pourquoi abandonné ? demande Mia.
- Parce que là-bas, il n'y a rien à gagner.
- Moi j'aime bien gagner, soupire Lee.
- Pourquoi on est là ? Mia me demande encore, pensive.
- Ton père voulait nous montrer son pays.
- Ça y est, mama, on l'a vu ! elle réplique.
- On l’a vu, mais on l’a pas compris ! conclue Lee.
En route, je leur achète des écharpes que j'enroule autour de leur cou. Devant le joueur de cymbalum, ils s'arrêtent eux aussi quelques instants. Lee glisse sa main dans la mienne, il a vu la reine des abeilles et puis aussi les mathématiques, tous ces chiffres qu’il faut mélanger dans la tête. Mia s'arrête devant un oiseau blessé qui git sur le bitume, elle le ramasse délicatement, l’enroule dans son écharpe et le cale contre sa poitrine, sous un pan de son manteau.
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