DETAMBEL REGINE

34990 JUVIGNAC
Email : regine.detambel@orange.fr
Site internet : www.detambel.com
Email : regine.detambel@orange.fr
Site internet : www.detambel.com
activites : Auteurs
genres : Jeunesse, Roman et Nouvelle
Biographie :
Régine Detambel est née en 1963. Elle a publié son premier ouvrage aux éditions Julliard, en janvier 1990, sous l'égide de Christian Bourgois et Elisabeth Gille. Depuis 1994, elle a rejoint les éditions Gallimard. Kinésithérapeute de formation mais écrivain de destination, elle a publié des romans ("la Verrière", éd. Gallimard, 1996 ; "la Chambre d'écho", éd. du Seuil, 2001 ; "Noces de chêne", éd. Gallimard, 2008…), des textes brefs ("Graveurs d'enfance", éd. Folio, 2001…), des essais ("Petit éloge de la peau", éd. Folio, 2007 ; "le Syndrome de Diogène, éloge des vieillesses", éd. Actes Sud, 2008…), des pièces radiophoniques, des livres pour la jeunesse, ainsi que des ouvrages numériques, chez publie.net ("les Corpulents"…). Ses ouvrages, traduits dans une dizaine de langues, témoignent de l'attention portée au corps aimant ou souffrant. Régine Detambel est également conférencière et animatrice d'ateliers d'écriture.
Bibliographie non exhaustive :
Noces de chêne, éd. Gallimard, 2008 (roman).
Des petits riens au goût de citron, éd. Thierry Magnier, 2008 (roman jeunesse).
50 Histoires Fraîches, éd. Gallimard, 2010 (nouvelles).
Sur l'aile, éd. Mercure de France, 2010 (roman).
Extrait inédit :
Le numéro de l'écuyère par Régine Detambel
"A la main ou à la machine ? Clavier ou papier ? Le matin ou le soir ? Dans la cuisine ou sous la véranda ? Avec ou sans musique ? Personne encore ne m'a demandé si je travaillais plutôt accroupie ou couchée sur le flanc, ou encore tête en bas et mollets croisés, dressée comme un yogi sur le trépied formé de mes épaules et de ma nuque. Depuis l'expérience du pupitre scolaire, tous semblent convaincus qu'on ne peut penser et écrire qu'assis. On ne tient guère compte du corps du poète, ramené à la posture de l'élève avachi. S'il y a des attablés, il y a aussi des alités, des immobiles devant leur lutrin et même des marcheurs. Ils entretiennent un foyer de mouvement dans la région des jambes. Quant à moi, je galope sur mon tapis de course qui sent le caoutchouc brûlé. Je jogge comme un hamster sur cette piste noire qui tourne sous moi. Le poète ne va nulle part, certes. Mais il y court. Il vit sur l'aile. Dans l'écriture comme dans le footing, le moi brûlant est la matière."
Régine Detambel est née en 1963. Elle a publié son premier ouvrage aux éditions Julliard, en janvier 1990, sous l'égide de Christian Bourgois et Elisabeth Gille. Depuis 1994, elle a rejoint les éditions Gallimard. Kinésithérapeute de formation mais écrivain de destination, elle a publié des romans ("la Verrière", éd. Gallimard, 1996 ; "la Chambre d'écho", éd. du Seuil, 2001 ; "Noces de chêne", éd. Gallimard, 2008…), des textes brefs ("Graveurs d'enfance", éd. Folio, 2001…), des essais ("Petit éloge de la peau", éd. Folio, 2007 ; "le Syndrome de Diogène, éloge des vieillesses", éd. Actes Sud, 2008…), des pièces radiophoniques, des livres pour la jeunesse, ainsi que des ouvrages numériques, chez publie.net ("les Corpulents"…). Ses ouvrages, traduits dans une dizaine de langues, témoignent de l'attention portée au corps aimant ou souffrant. Régine Detambel est également conférencière et animatrice d'ateliers d'écriture.
Bibliographie non exhaustive :
Noces de chêne, éd. Gallimard, 2008 (roman).
Des petits riens au goût de citron, éd. Thierry Magnier, 2008 (roman jeunesse).
50 Histoires Fraîches, éd. Gallimard, 2010 (nouvelles).
Sur l'aile, éd. Mercure de France, 2010 (roman).
Extrait inédit :
Le numéro de l'écuyère par Régine Detambel
"A la main ou à la machine ? Clavier ou papier ? Le matin ou le soir ? Dans la cuisine ou sous la véranda ? Avec ou sans musique ? Personne encore ne m'a demandé si je travaillais plutôt accroupie ou couchée sur le flanc, ou encore tête en bas et mollets croisés, dressée comme un yogi sur le trépied formé de mes épaules et de ma nuque. Depuis l'expérience du pupitre scolaire, tous semblent convaincus qu'on ne peut penser et écrire qu'assis. On ne tient guère compte du corps du poète, ramené à la posture de l'élève avachi. S'il y a des attablés, il y a aussi des alités, des immobiles devant leur lutrin et même des marcheurs. Ils entretiennent un foyer de mouvement dans la région des jambes. Quant à moi, je galope sur mon tapis de course qui sent le caoutchouc brûlé. Je jogge comme un hamster sur cette piste noire qui tourne sous moi. Le poète ne va nulle part, certes. Mais il y court. Il vit sur l'aile. Dans l'écriture comme dans le footing, le moi brûlant est la matière."



