DENOYEL ANNICK
2 RUE JOSEPH ROUMANILLE
34740 VENDARGUES
Tél : 04 67 70 56 58
Email : annick.denoyel@laposte.net
34740 VENDARGUES
Tél : 04 67 70 56 58
Email : annick.denoyel@laposte.net
Activité : Auteur
Genre(s) : Poésie, Roman, nouvelle, Théatre
Animations : Atelier d'écriture, Lecture
Biographie :
Née le 08 février 1945 à Roanne (Loire).
Domiciliée à Vendargues.
30 ans anseignante en IUT à Paris et à Valence.
En 1999, à 54 ans, prend une retraite anticipée pour se consacrer à l’écriture.
En 2005, anime son premier atelier d’écriture.
En septembre 2006 crée l’association Ecrilibre ayant pour but l’animation d’ateliers d’écriture et l’organisation de rencontres culturelles.
Depuis des ateliers sont animés à son domicile à Vendargues et à la bibliothèque, à la médiathèque de Baillargues, au lycée Louis Feuillade de Lunel.
Bibliographie non exhaustive :
Un tout petit nuage, éd. Aléas, 2007 (nouvelles).
A l'article de l'amour, éd. Aléas, 2007 (poésie).
En fin de conte, éd. Aléas, 2008 (nouvelles).
Extrait inédit :
Extrait d’équinoxe
Ça avait commencé par un remuement d’air à peine perceptible. Le gris du ciel, affalé sur le figuier, faisait davantage ressortir le gazon jauni.. Pieds nus, penchée sur l’herbe, elle ramassait les fruits tombés confits. Certains vidés de leur pulpe avaient nourri une cohorte de petits coquillages, peut être des oiseaux. La matinée était tiède mais par-dessous sa chemise de nuit, un souffle s’était soudain engouffré, glacé. Ses cuisses avaient fraîchi. La brise avait forci. C’était du vent qui maintenant caressait ses flancs, remontait jusqu’à sa taille, jusqu’à ses seins dont les mamelons se dressaient en boutons puis, par l’encolure largement échancrée, il s’en venait mourir effleurant son cou et baisant ses joues. Le tissu autour de son corps avait gonflé. Fleur à la corolle renversée, au pistil léché ,d’un coup elle s’en était trouvée rajeunie. La peau raffermie. La vulve troublée. Elle huma cette fraîcheur soudain venue des nues. Voilà qu’on s’occupait d’elle, de façon si légère et subtile qu’elle renversa sa tête pour mieux offrir sa gorge. Elle écarta les bras, libéra les aisselles, pour mieux laisser passer, sous le coton, ce galant vent d’automne. Elle écarta les jambes. Son sexe en s’ouvrant eut un bruit de baiser, et le creux du nombril, pris dans sa mappemonde, sentit toute la force de l’équinoxe. Dans l’air planait l’amour, si doux. Elle se prit à rêver d’un second souffle également exquis. Mais les remous de l’atmosphère s’aggravaient. Il faut tondre, se dit-elle. Et elle le fit. Et dès qu’elle eut fini : la pluie et le jardin béni.
Crédits photographiques : LR2L.
Née le 08 février 1945 à Roanne (Loire).
Domiciliée à Vendargues.
30 ans anseignante en IUT à Paris et à Valence.
En 1999, à 54 ans, prend une retraite anticipée pour se consacrer à l’écriture.
En 2005, anime son premier atelier d’écriture.
En septembre 2006 crée l’association Ecrilibre ayant pour but l’animation d’ateliers d’écriture et l’organisation de rencontres culturelles.
Depuis des ateliers sont animés à son domicile à Vendargues et à la bibliothèque, à la médiathèque de Baillargues, au lycée Louis Feuillade de Lunel.
Bibliographie non exhaustive :
Un tout petit nuage, éd. Aléas, 2007 (nouvelles).
A l'article de l'amour, éd. Aléas, 2007 (poésie).
En fin de conte, éd. Aléas, 2008 (nouvelles).
Extrait inédit :
Extrait d’équinoxe
Ça avait commencé par un remuement d’air à peine perceptible. Le gris du ciel, affalé sur le figuier, faisait davantage ressortir le gazon jauni.. Pieds nus, penchée sur l’herbe, elle ramassait les fruits tombés confits. Certains vidés de leur pulpe avaient nourri une cohorte de petits coquillages, peut être des oiseaux. La matinée était tiède mais par-dessous sa chemise de nuit, un souffle s’était soudain engouffré, glacé. Ses cuisses avaient fraîchi. La brise avait forci. C’était du vent qui maintenant caressait ses flancs, remontait jusqu’à sa taille, jusqu’à ses seins dont les mamelons se dressaient en boutons puis, par l’encolure largement échancrée, il s’en venait mourir effleurant son cou et baisant ses joues. Le tissu autour de son corps avait gonflé. Fleur à la corolle renversée, au pistil léché ,d’un coup elle s’en était trouvée rajeunie. La peau raffermie. La vulve troublée. Elle huma cette fraîcheur soudain venue des nues. Voilà qu’on s’occupait d’elle, de façon si légère et subtile qu’elle renversa sa tête pour mieux offrir sa gorge. Elle écarta les bras, libéra les aisselles, pour mieux laisser passer, sous le coton, ce galant vent d’automne. Elle écarta les jambes. Son sexe en s’ouvrant eut un bruit de baiser, et le creux du nombril, pris dans sa mappemonde, sentit toute la force de l’équinoxe. Dans l’air planait l’amour, si doux. Elle se prit à rêver d’un second souffle également exquis. Mais les remous de l’atmosphère s’aggravaient. Il faut tondre, se dit-elle. Et elle le fit. Et dès qu’elle eut fini : la pluie et le jardin béni.
Crédits photographiques : LR2L.





