DELABRE FRANCIS


14 rue de la Mairie
11290 ROULLENS
Email : sicnarf.erbaled@gmail.com
Activité : Auteur
Genre(s) : Poésie, Policier, Roman, nouvelle
Animations : Lecture
Biographie :
Né dans la maison familiale de Lambersart, banlieue de Lille, le matin du 27 décembre 1947 à 5 heures 10, Francis Delabre est aujourd’hui père de trois enfants, dont le petit dernier, 9 ans, est toujours à charge ; heureuse circonstance qui lui permet, entre autres, de rester jeune.
Après un bac technique dans les années 60, il va mener de front deux carrières : professionnelle et artistique.
Début 90, il obtient un BTS d’architecte d’intérieur à Roubaix, et dix ans plus tard un certificat de scénariste en Avignon ; puisque pour lui, si architecture et écriture ne vont pas forcément de pair, elles possèdent nombre points communs étonnants, au point de se compléter et de s’enrichir mutuellement.
Depuis son premier emploi en 1965, il a été tour à tour technicien son, gérant et animateur d’un bar culturel, décorateur étalagiste, artiste de complément, enquêteur, technicien responsable SAV, concepteur en stands publicitaires, concepteur publicitaire volume, créateur et gérant d’une société de conseil en communication visuelle et architecture publicitaire, scénariste indépendant, responsable création visuelle, concepteur en aménagement d’espace, chargé de mission en échanges culturels, emplois au cours desquels il a mené parallèlement sa carrière artistique : écriture, peinture, sculpture, photographie, musique, théâtre.
Il a quitté Lille en 1995 pour se retirer quelques temps en Cévennes, dans la région de Ganges - Le Vigan, afin de se consacrer presque entièrement à l’écriture.
Depuis le début du siècle, il vit dans l’Aude et ne se consacre plus qu’à son travail artistique. Il écrit au minimum 6 heures par jour, et prépare simultanément une installation d’œuvres uniques et lumineuses : « ©PHOTOMETAPHORES ».
Il est président des ATP de l’Aude (Amis du Théâtre Populaire) depuis 3 ans.

Crédits photographiques : Eléonore Delpierre

Bibliographie non exhaustive :
Les fromages du Nord et du Pas de Calais, éd. La Voix, 2014 (récit).
Capenoules !, éd. Nuit Myrtide, 2007, rééd. la Contre Allée, 2010 (roman).
Ressemelage, in A chacun sa place, Collectif, éd. La Contre Allée, 2008 (nouvelles).
L’istoir à Cacoule, in Géants (Vies), Collectif, éd. Nuit Myrtide, 2008 (nouvelles).
Tarde venientibus ossa (Ceux qui viennent tard à table ne trouvent plus que des os), in Géants (Vies), éd. Nuit Myrtide, 2007 (nouvelles).
Ypérite, partage de midi, coauteur Dimitri Vazemsky, in Délicieux B…effrois, Collectif, éd. Geai Bleu, 2007 (nouvelles).
Vis d'éternité, éd. Nuit Myrtide, 2005 (roman).
L'homme qui marchait dans la merde, éd. de l'Arbre, 1995 (nouvelles).


Extrait :
Dernières nouvelles du quartier

Rien n’est parfait.
Je n’oublierais jamais qu’elle m’a dit ça un jour, à l’époque de mes premiers pas, ma mère, le plus sérieusement du monde. Autant dire tout de suite que, du haut de mes trois pommes, j’ai pris cette affirmation de plein fouet.
Juste que, malgré mes neurones encore tâtonnants, j’ai eu la prémonition qu’à partir de là, toute l’histoire allait pouvoir se résumer par une autre formule, bâtie, à l’instar de la première, par trois autres mots nouveaux : marche ou crève.
Nonobstant, j’en suis resté fort longtemps chagriné, de sa réflexion désobligeante ; c’est que, vous allez saisir, j’étais loin de penser à quel point elle avait raison. C’est bien connu, le feu de la jeunesse au ventre, nul n’accorde jamais le moindre crédit aux absurdités des anciens. D’ailleurs, tout à fait entre nous, c’est très bien ainsi. Nul n’avancerait jamais, sinon. Alors, et sans attendre, j’ai marché dans la grande combine. En tout état de cause, en pleine possession de mes petits moyens, j’ai demandé à voir, et l’on m’a prié d’avancer. Ce que j’ai fait, autant que faire se peut.
Donc, rien n’étant parfait, la chose étant entendue, que coûte-t-il alors de s’essayer à bonifier ? Et d’aventure, ce chemin de croix choisi, pour ce faire, il n’y a pas de solution miracle, de contexte privilégié, ni de situation enviable ; il faut juste de l’attirance pour la poésie, de l’attraction vers le haut, de l’appel pour la beauté.
En l’occurrence, la prison, à l’image de sa réputation, a bien entendu quelques inconvénients – rien n’est décidément parfait –, mais, à condition de prendre l’affaire avec légèreté, elle permet, comme le vin dans l’ombre des caves, sinon de bonifier, tout au moins de mûrir. Loin des tracas qui sont le lot quotidien de la vie au grand air. De mon humble point de vue, le principal avantage.

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