AZAREL JEAN


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Tél : 04.66.22.39.53
Email : jtazarel@gmail.com
Activité : Auteur
Genre(s) : Biographie, Poésie, Roman, nouvelle
Animations : Lecture
Biographie :
Jean Azarel est né en 1954 « dans l’octobre blond du Saint Laurent » (Montréal / Canada). Marié à Anne Kerzéas (peintre, céramiste), deux enfants : Jean-Cédric et Hervine. Réside dans le Gard, près d’Uzès.
Dans la filiation d’un père journaliste, homme de télévision, poète et écrivain, gribouille des petits romans policiers et des histoires de cowboys et indiens dès l’âge de 8 ans.

Goûts littéraires a-dogmatiques : Jack Alain Léger, les écrivains de la « Beat Generation », Luc Dietrich, Rainer Maria Rilke, Arthur Rimbaud, Léonard Cohen, les scandinaves Jensen, Jacobsen, Ekman… Roger Boutefeu... Intérêt pour tous les genres : nouvelle, roman, récit de voyage, poésie…

Passionné par le cinéma, notamment expérimental, la musique rock et pop. Observateur du monde dans ce qu’il a d’humain et d’inhumain, puise ses thèmes et inspiration dans la comédie sociale du quotidien, sur le bord des rivières, la baie d’Audierne et les pentes granitiques du Mont Lozère. Après une période de renoncement et de silence, retour à l’écriture en 1997, fabricant d’œuvres éclectiques où se succèdent humour acide, prosélytisme de la différence, violence grinçante et romantisme quasi mystique (sic).

Jean Azarel a également sorti en 2013 le CD audio Jean Azarel’s poetry and texts lectures.

Crédits photographiques : DR

Bibliographie non exhaustive :
Sous le pseudonyme Jean Azarel :
Encore plus nu, éd. Gros textes, 2017 (poésie).
Le ciel du dessous, éd. de la Boucherie littéraire, 2016 (poésie).
Encore plus nu, éd. Gros textes, 2016 (poésie).
Love is everywhere, éd. Gros textes, 2014 (poésie).
Itinéraire de l'eau à la neige, éd. Gros textes, 2012 (poésie).
Marche lente, éd. Samizdat, 2011 (poésie).
Itinéraire de l’eau à la neige, images Gaspard R, éd. Gros Textes, 2011 (poésie).
Papy Beat Generation, coauteurs Lucien Suel et Alain Jégou, éd. Hors Sujet, 2010 (récits).
36 choses à faire avant de mourir, éd. Pré Carré, 2008 (poésie).
Passage du mortel, éd. l’Itinéraire des Poètes, 2006 (poésie).
Trois trous dans la fièvre, éd. Librairie-Galerie Racine, 1998 (poésie).

Sous le pseudonyme Timothée Laraze :
Passage du mortel, 40 ans d’histoire brève de mai 68 à mai 2008, collectif, éd. Gros textes, 2009 (poésie).

Extrait :
PAPY BEAT GENERATION

(Balade de Philip D.)

Philip je pars en ballade et tu es sur mon dos, chevalier sans armure, cavalier dans la tempête, je sens le parchemin de ta peau froisser la mienne et c’est bon.
« All along the watchtower », « we’re knocking on heaven’s door » mais rien ne se réveille du rêve de la vie que ta silhouette inaltérée. Au loin Lowell s’éveille. Un guide allumé explique en mauvais français à un petit groupe de freaks hirsutes la légende du free style kerouacien.
En mantra, la noirceur bravache de Pierre Clémenti illumine « Belle de jour ».
Coltrane ne sera jamais un blanc bec.
Un thé à la menthe refroidit dans une cabane de l’arrière côte. Le canal de Bourgogne charrie des pâtes de fruits bourrées de shit. Des barricades de pavés s’érigent dans le regard d’une révolution tranquille.
Must be played as louder as possible and listened as stoned as possible. “Chrysler, une Chrysler rose, le levier de vitesse en moi, non, c’est moi”. Dashiell, dash, lessivés. Tu es coup de dent de fender, roulement des yeux de batterie, rôt démultiplié de basse. Ta dégaine de Fritz le chat est ta crinière. Tu es trop balèze. Comment fais-tu pour garder ce teint, comment fais-tu pour garder cette candeur toi qui…
Le plus bluffant chez les gens qui meurent jeunes c’est qu’ils ne vieillissent pas.
La part rebelle de Dylan sur la langue, la tendresse d‘une génération grandiose dans le geste. « How does it feel, how does it feel, to be without a home, like a complete unknown, like a rolling stone ».
Quel âge as-tu quand tu meurs loin de moi, me laissant à jamais avec cette énigme, à peine trente cinq ans ?
Depuis combien de temps ai-je cru pouvoir t’oublier pour rire à vie avec les idiots ?

PASSAGE DU MORTEL, L’Itinéraire des Poètes, 2006

Le long des allées ventées
Toute cette souffrance qui n’a pas dormi
L’angoisse calleuse, la forge des vices platinés
Sortis des portraits d’anges impurs ou d’une gorgée de velours sombre
La rétine tisseuse de mort sculpte
Tant et tant de regards

Enfin le temps passe décousant les troènes
L’automne s’en revient coiffé de pailles
Des dogres somnolent sur l’eau rousse
Eclatent les rires poudrés des laniers
Les fiacres sont à la peine dans les chemins herbeux
Enfin le temps passe
Nous sommes alors nombre d’or
Il n’est plus possible de tricher sans se regarder
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